Contrairement à certaines prédictions, l’initiative de l’UDC n’a pas trouvé grâce aux yeux de la population. Le PLR, à la tête de la campagne interpartis pour le NON, a réussi à démontrer que cette initiative, qui met pourtant le doigt sur certains problèmes bien réels, n’apportait aucune solution. Nous tenons aujourd’hui à remercier toutes les personnes qui se sont engagées aux quatre coins du pays contre cette initiative du chaos dans un contexte particulièrement tendu.
Des solutions pour la Suisse
A la suite du résultat du jour, il est prépondérant de trouver des solutions aux différents défis auxquels notre pays fait face. Ce devoir incombe aussi à l’UDC. Il n’est, par exemple, pas envisageable que la modernisation urgente des routes nationales échoue une nouvelle fois à cause de la base de l’UDC. De plus, si l’on ne veut pas compenser la vague de départs à la retraite à venir exclusivement par de la main-d’œuvre étrangère, il est essentiel de commencer dès maintenant à mieux exploiter le potentiel de main-d’œuvre indigène. Une première étape importante est l’instauration de l’imposition individuelle, qui bénéficie notamment aux femmes sur le marché du travail. Or, cela ne sera pas possible si l’UDC continue de torpiller ce système fiscal moderne adoubé par le peuple et de refuser toute discussion sur l’âge de la retraite. L’UDC doit revoir sa copie sans quoi elle risque de perdre toute crédibilité, à l’instar de la gauche qui se plaint de la pénurie de logements tout en bloquant les projets de construction.
Le conseiller fédéral Beat Jans doit respecter la volonté du parlement
Le PLR tient à la tradition humanitaire suisse. Nous tenons également à l’Etat de droit et au respect de nos lois, raison pour laquelle le PLR a déposé plus de 70 interventions (lien) durant cette législature visant à endiguer l’immigration illégale : renvois plus systématiques des requérants d’asile déboutés, procédures plus rapides, fin du tourisme médical dans le domaine de l’asile. Le PLR attend donc que le conseiller fédéral Jans respecte la volonté du Parlement et passe enfin à l’action. D’ici la fin de l’année au plus tard, son département doit présenter un message qui s’attaque aux problèmes les plus urgents dans le domaine de l’asile.
Un ministre de l’Économie aux abonnés absents
La situation économique reste tendue malgré le rejet de cette initiative. De nombreuses personnes craignent pour leur emploi en raison des taxes douanières américaines et beaucoup de PME s’inquiètent pour leur avenir. Malgré cela, le président de la Confédération et ministre de l’Économie Guy Parmelin a brillé par son absence sur le dossier douanier ainsi que pendant la campagne sur une initiative qui menaçait pourtant explicitement la voie bilatérale. Bien que le Conseil fédéral ait clairement recommandé de rejeter le projet, il a même laissé son propre chef de groupe affirmer publiquement qu’il soutenait l’initiative, sans le contredire. Il est pour le moins curieux qu’un président de la Confédération fasse passer les intérêts de son parti avant le principe de collégialité. En ces temps économiques incertains, la Suisse a justement besoin d’un ministre de l’Économie qui donne une orientation claire et s’engage en faveur de l’emploi et de la prospérité.