Le Conseil national avait torpillé l’accord en juin, à cause du dogmatisme borné du PS et des Verts, et du refus d’une partie de l’UDC et du Centre. Cette alliance contre-nature a failli faire échouer l’un des accords les plus importants de ces dernières années pour l’économie suisse. Le PLR avait été le seul parti gouvernemental à voter d’une seule voix en faveur de cet accord ô combien important pour nos places de travail.
Dans un contexte économique difficile marqué par le franc fort, la hausse des matières premières, la politique de subventions publiques et de taxes douanières de nombreux Etats, le commerce avec les pays émergents revêt une importance cruciale pour nos emplois, nos PME et notre prospérité. Rien que l'année dernière, plus de 6 000 places de travail ont été perdues dans le secteur technologique suisse, comme l'a annoncé au mois de juillet l’association faîtière Swissmem. Par conséquent, il est évident que l’accord avec le Mercosur est plus important que jamais, d’autant plus que les pays de l’UE ont déjà scellé un accord avec le bloc sud-américain.
Damien Cottier, chef du groupe PLR, déclare : « Si l’accord entre les pays de l’AELE – dont la Suisse – et le Mercosur n’entrait pas rapidement en vigueur, les PME et toutes les entreprises suisses seraient fortement pénalisées face à leurs concurrentes au sein de l’UE en raison de droits de douane pouvant atteindre 35% ! Le PLR s’engage pour l’emploi et rejette l’aveuglement de la gauche qui léserait les PME suisses face à leurs concurrentes européennes dans un contexte déjà difficile. »
L'accord avec le Mercosur aura un impact limité sur l'agriculture
Il est important de rappeler que cet accord prévoit des contingents pour l’importation de produits agricoles sensibles en Suisse, dont la viande et le vin. Selon le Conseiller fédéral UDC Guy Parmelin, lui-même agriculteur et vigneron de formation, l’impact sur la branche agricole serait « limité » et la Suisse pourra continuer de gérer les contingents de manière autonome. De plus, cet accord ouvrira également de nouvelles opportunités pour nos exportations de spécialités culinaires, telles que le fromage. Enfin, un tissu économique fort et varié, qui dépend largement de nos échanges avec l’étranger, évite à la Confédération de procéder à des coupes dans la politique agricole et permet à la population d'acheter des aliments suisses.
Le PLR s’engage pour les emplois et les PME
Le PLR attend du Centre et de l’UDC qu’ils soutiennent l’accord sans réserve dès aujourd’hui et contribuent à combattre la politique irresponsable des Verts et du PS, qui s’opposent dogmatiquement au libre-échange. N’en déplaise à la gauche, les PME suisses sont souvent sources de progrès et de développement dans les pays destinataires.
L’entreprise thurgovienne Geobrugg fournit, par exemple, des filets à la pointe de la technologie qui protègent la plus grande favela de Rio de Janeiro contre les chutes de pierres et sauvent ainsi des vies ! La société Georg Fischer contribue, quant à elle, à améliorer l’approvisionnement en eau potable à São Paulo. Le libre-échange va bien au-delà de la réduction des droits de douane. Il crée des emplois, permet des investissements, favorise les transferts de technologies, soutient le développement et améliore très concrètement la vie des populations locales.
Le PLR continuera de s’engager pour des marchés ouverts et des relations commerciales fiables. Il en va de nos emplois, de la compétitivité de nos PME et de la prospérité de notre pays.